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SAINT
JUSTIN : un joyau en Bas Armagnac
| Choisi déjà par les Romains
comme forteresse (lieu-dit CASTERA ), et centre commercial
(Emporium ) dès le début de notre ère,
le promontoire lové dans une boucle de la Doulouze,
sur lequel est édifiée notre bastide actuelle,
est un site particulièrement attractif, au carrefour
de deux importantes voies de communication D933
et D626. |
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Notre cité fut évangélisée au V ème
siècle par SAINT JUSTIN, évêque
de TARBES, et les habitants choisirent
de porter son nom.
Elle fut érigée en Bastide en 1280, par un acte de paréage
entre la VICOMTESSE CONSTANCE DE MARSAN
et les HOSPITALIERS DE SAINT JEAN DE JERUSALEM.
Notre village a gardé le cachet des bastides médiévales
du Sud Ouest, avec sa place rectangulaire entourée darcades
couvertes, ses demeures du XIV ème siècle à pans
de bois, chevrons sculptés et fenêtres à meneaux.
Les vestiges des remparts et trois tours octogonales témoignent
de la destinée guerrière dune cité riche en
moments historiques.
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Terre de rencontre entre deux régions
: les LANDES et lARMAGNAC,
SAINT JUSTIN possède
un riche patrimoine dont la connaissance mérite dêtre
approfondie par tous les amateurs dhistoire locale.
Le site défensif de SAINT
JUSTIN à un carrefour de routes importantes,
explique sa destinée : destinée guerrière,
où chaque siècle inscrit ses malheurs, mais
aussi passage de grands personnages tels que GASTON
FEBUS au XIV ème siècle, JEANNE
DALBRET, HENRI IV EN 1585, LOUIS XIII EN 1620 et sa
soeur, LA GRANDE MADEMOISELLE, venant en 1660 du
mariage de LOUIS XIV à Saint
Jean de Luz.
SAINT JUSTIN, enfin, lieu
de foires célèbres depuis le MOYEN AGE. Au siècle
dernier, ne comptait-on pas dix mille personnes pendant trois
jours, certaines venues du centre de la FRANCE, et dautres
des Pyrénées,
mais la plupart, des régions voisines : Bazadais,
Armagnac, Marsan et Petites Landes.
Des sept églises qui se dressaient jadis sur le vaste
territoire de la commune ( 6500 ha : moitié zone forestière,
moitié zone agricole), quatre sont encore ouvertes
au culte. |
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Au centre, léglise principale qui
a pour patron SAINT ANDRE, est
dotée dune nef centrale gothique à ogive surbaissée
du XIII ème siècle. Très éprouvée
à la Révolution, elle fut remaniée en 1836,
et le clocher tour dorigine qui menaçait de tomber
en ruine fut remplacé par une tour carrée de 26 mètres
de haut.
A louest, le quartier de DOUZEVIELLE
( Duodecim Villarum ) shonore dune chapelle romane du
XI ème siècle, qui fut probablement à lorigine
un simple baptistère consacré à la décollation
de JEAN BAPTISTE, rapidement
doublé dune nef destinée au culte dominical.
Subsistent deux chapiteaux remarquables illustrant le châtiment
dHERODIADE, la fille du
roi HERODE, qui nourissait contre
JEAN BAPTISTE la plus noire
des haines. |
Au nord, se dresse limposante église
du quartier de SAINT MARTIN DE NOET
( du nom du ruisseau qui le traverse : le NOET ) de style
gothique au XIV ème. Le chevet plat du choeur, caractéristique
des églises du MARSAN, sorne dun monumental
rétable dédié au patron du saint lieu.
Enfin au levant, léglise d ARGELOUSE,
dédiée à Ste
Quitterie, martyrisée au pied de la côte
du Mas, à Aire Sur lAdour
au V ème siècle.
Egalement sur le territoire d AROUILLE,
lantique manoir de LAROQUE,
occupé dit-on par le célèbre COMPERE
GUILLERI, bandit de grand chemin, pendu haut
et court sur la PLACE DES TILLEULS,
jusquà ce que mort sen suive.
Enfin, de style néo-renaissance, le Château
de FONDAT, dont le parc sorne dun splendide
pigeonnier et de quelques remarquables spécimens darbres
géants uniques en Europe.
Les lieux dits : LOUSTAOU
NAOU, LESPITALET,LE
MOULIN DE LHOPITAL, témoignent
du passage des pèlerins à destination de SAINT
JACQUES DE COMPOSTELLE. |
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